Monuments

L’église

L’église ferme la place au nord. Du XIIème et XIIIème siècles, elle est de style roman de transition avec des influences auvergnates, bourguignonnes et berrichonnes car la paroisse était au carrefour des diocèses d’Autun, de Clermont et de Bourges.
Elle est romane par son plan général, l’ornementation de ses portails et de ses chapitaux, ses étroites ouvertures en plein cintre, son élégante abside et ses absidioles voutées en cul de four. Mais elle est légèrement gothique par la voute de sa nef.
A noter les têtes sculptées sur les arcs du transept ainsi que la scène de chasse sur le mur extérieur du clocher.
Une fresque du XVe représentant la Trinité est visible dans la sacristie. L’image est reproduite sur le vitrail au fond du chœur.
L’ancien bénitier sous la tribune est en pierre et présente 3 vasques.
Une statue de la Vierge à l’oiseau en bois polychrome date du XVIIème. Elle est remarquable de par son état de conservation et son sujet : elle représente Marie tenant l’enfant Jésus dans ses bras avec un oiseau perché sur la main de celui-ci.
Cela fait référence à l’évangile apocryphe de l’enfance de Jésus selon Thomas écrit au 3 ème siècle : Jésus enfant y fait des miracles comme donner la vie à des oiseaux d’argile.

 

 

Les 13 châteaux

Si le département de l’Allier est le deuxième département pour le nombre de ses châteaux, Agonges est la commune d’Europe ayant le plus de châteaux.

•Dans le bourg se trouvent Les Echardons et Les Sacrots

– Les Echardons : Il subsiste du château initial les vieux communs à toit Mansard ainsi qu’une tour ronde à couverture évasée vers la base et surmontée d’un clocheton. Une gentilhommière a été construite en retrait au XIX°. Un ancien lavoir est visible à l’extérieur du parc, vers St Menoux.
– Les Sacrots : gentilhommière du XVII° avec deux tourelles d’angles ; le tout entouré de murs ouvert par une grille vers l’ouest en direction du bourg.

•En direction de Couzon : La Tuilerie, Brosse et l’Epine

-La Tuilerie : ancienne ferme forte antérieure au XVI° avec d’anciennes meurtrières dirigées notamment vers la forêt toute proche qui était le domaine des ‘’routiers’’ dont on cherchait à se préserver.
-Brosse : La maison conserve une tour et un pigeonnier datant du XVIII°. Un joli porche ouvre sur la cour.
-L’Epine : Ferme fortifiée avec une tour à chacun des 4 angles et entourée de douves. Elle présente certains aspects qui semble indiquer une ancienne Maison forte templière transformée au XIV° en maladrerie.

•En direction de Franchesse et Bourbon : Le Vieux Monceau, Le Grand Monceau, Le Breuil, Beaumont, La Pommeraye et Luçay

-Le Vieux Monceau : Manoir des XV°, XVI° et XVII° avec un grand toit à quatre pans. Il est flanqué de tours rondes au nord et à l’ouest et d’une tour carrée à l’est.
-Le Monceau : grand château typique du XIX° avec tours, grandes ouvertures et perron monumental.
-Le Breuil : Château XIX° rectangulaire avec un avant corps en milieu de façade. L’ancienne église voisine était celle de la paroisse du Breuil qui fut rattachée à Agonges par Napoléon Ier en mai 1807 au camp de Finckenstein où fut signé d’amitié entre la France et la Perse.
-Beaumont : château du XIV° fortement remanié au XVIII°. Il présente une façade classique avec un haut toit à quatre pans et une tour à chaque angle. Deux élégants pavillons lui font face avec deux grands communs en contrebas. Un charmant pavillon de musique est à l’entrée de l’allée d’accès.
-La Pommeraye : château des XVII° et XVIII° restauré par l’architecte Moreau. Il présente deux avant-corps au sud. La façade nord garde son aspect médiéval avec deux tours rondes du XV°.
-Luçay : gentilhommière du XIX° près de la Burge. Un ancien pont romain est à proximité.

•Au centre : L’Augère Saint Marc et Praingy

-L’Augère Saint Marc : A l’origine motte féodale le long de la rivière Ours, le château fut déplacé à son emplacement actuel au XV°. Son donjon carré, flanqué d’une tour ronde en façade abritant l’escalier, date de cette époque. Une aile et une tour carrée furent rajoutées par l’architecte René Moreau à la fin du XIX°. Deux colombiers du XVII° ferment la cour entourée de douves.
-Praingy : gentilhommière du XIX° construite sur une ancienne motte féodale. Un ancien lavoir a été restauré dans le parc.